?

Jésus ressuscité

Il sait que les Juifs sont des discuteurs, les Grecs des raisonneurs et des sceptiques.

Il sait que l’homme est exigeant, que les paroles comptent moins pour lui que les actes.

Il sait enfin que le bouleversement qu’il annonce doit avoir un fondement plus solide que de simples mots.

En affirmant que sa mort et sa résurrection prouveront la vérité de toute sa prédication, Jésus souligne que la foi de tous ceux qui croiront en lui, quelle que soit l’époque, reposera aussi sur ces événements fondamentaux.

Mais la résurrection choque l’intelligence. Elle relève du fantastique. La raison a du mal à l’admettre car elle ne peut lui donner aucune explication.., et c’est très bien ainsi.

La seule explication reste une intervention directe de Dieu ! Alors, venons-en au fait : Jésus ressuscité, mensonge ou vérité ?

 

Les contre-attaques de la raison

Tout ce qu’on a pu avancer contre la résurrection le fut dès le premier siècle, aussi bien par les ennemis de Jésus que par ses amis.

Aussi surprenant que cela paraisse, les disciples eurent du mal à croire et ne furent pas les derniers à soulever des objections. C’était des hommes simples, au solide bon sens, mais lents à croire et difficiles à convaincre.

 

Jésus n’était pas vraiment mort

C’est la première qui vient à l’esprit. En toute logique « quand on est mort, on est bien mort ». Si donc Jésus réapparut après la croix, c’est qu’il n’était pas mort. Mais cet argument ne résiste pas à un examen plus détaillé. En effet, comme c’était la coutume, un centurion romain était chargé « d’abréger les souffrances » des suppliciés. Il constata la mort de Jésus mais, par acquit de conscience, lui transperça le cœur d’un coup de lance.1

Comme si ce n’était pas suffisant, avant de décrocher le corps pour l’ensevelir, Pilate demanda un rapport pour établir la mort avec certitude.2

Revenons quelques instants au Suaire de Turin. Il montre en filigrane un homme qui a été crucifié et laisse très distinctement apparaître ses blessures. Ce sont les mêmes que celles décrites par les récits du Nouveau Testament. Soit il s’agit de l’empreinte du corps de Jésus : les savants du monde entier qui ont examiné le problème penchent nettement dans ce sens. Le Suaire constitue alors la preuve matérielle indiscutable de la mort, de l’ensevelissement et de la résurrection de Jésus tels que nous en parlent les textes.

Soit ce n’est qu’un crucifié quelconque : dans ce cas, cela démontre que les traitements infligés à Jésus étaient très répandus et donc très efficaces. L’une et l’autre solution confirment qu’il est invraisemblable de penser que Jésus ait pu être enseveli, vivant encore.

On a volé le corps

Trois jours plus tard, le tombeau était pourtant vide. Tout Jérusalem pouvait le vérifier. Dans le cas contraire, les prêtres ou les Romains se seraient empressés de montrer le cadavre partout pour démentir les bruits qui commençaient à courir.

Ne pouvant le faire, ils donnent la thèse officielle : les disciples ont volé le corps pendant le sommeil des gardes (en effet, pour éviter tout vol. Juifs et Romains avaient fait garder le sépulcre).

Mais l’explication ne vaut pas grand chose. Il est vrai que seuls les disciples avaient intérêt à la disparition du corps. Mais lors de l’arrestation de Jésus, ils ont fui comme des lâches. Ce sont des hommes finis, désemparés, déçus, pas du tout le genre à monter une telle action de commando à la barbe des Romains ! De plus, ils sont religieux et respectueux de la loi (la suite le montrera). Or, nous sommes en période de sabbat, ce qui signifie qu’ils n’avaient le droit ni de travailler ni de se déplacer. Il est peu probable qu’ils aient enfreint ces commandements, surtout pour dérober un cadavre dans une tombe !

On pourrait encore parler de la lourde pierre qui fermait l’entrée du tombeau et qu’ils auraient dû rouler puis remettre en place avant de repartir, le tout sans réveiller les gardes.

Non, décidément la version officielle ne tient pas. D’ailleurs, si les gardes dormaient, comment auraient-ils pu témoigner de quoi que ce soit ?

Ainsi, très vite, Jérusalem se trouve coupée en deux camps : D’un côté, ceux qui prétendent que Jésus est toujours mort mais qui, trois jours après son supplice sont incapables de le prouver.

De l’autre, ceux (de plus en plus nombreux) qui prétendent le contraire et affirment l’avoir revu vivant.

C’est le Nouveau Testament qui ment

Cet argument est moins solide qu’il n’y paraît. En effet, si les évangiles mentent il n’y a pas eu de résurrection ; les disciples sont tristes d’avoir perdu un ami et un maître ; ils savent désormais que Jésus les a trompés (ou du moins s’est trompé) puisque rien ne s’est passé comme il l’avait annoncé ; ils n’ont donc rien à dire à personne ; ils se taisent et personne n’entend plus parler de Jésus… Il n’y a donc pas de première communauté chrétienne à Jérusalem. Il n’y a pas non plus de pèlerins qui se convertissent et qui repartent ensuite aux quatre coins de l’empire pour fonder des assemblées chrétiennes. Il n’y a aucune église nulle part, il n’y a pas d’Eglise aujourd’hui…

Pourtant !…

L’histoire profane nous parle de ces premières communautés. Il y a, encore visibles de nos jours, gravés sur les murs des catacombes près de Rome, les signes de reconnaissance des premiers croyants (en particulier un poisson : le dauphin, qui symbolise dans l’Antiquité, le « retour à la vie »).

Il faut donc bien que les apôtres aient parlé !

Il faut donc bien qu’ils aient annoncé la résurrection!

Mais, si le tombeau de Jésus n’avait pas été vide, auraient-ils pu le faire à quelques centaines de mètres de lui, alors que n’importe qui pouvait contrôler leurs affirmations ?

Certainement pas !

Si bien que deux choses sont absolument sûres :

– Trois jours après la crucifixion, le tombeau était vide.

– Les disciples ont bel et bien annoncé, dès le début, que Jésus était ressuscité.

 

Pourquoi Jésus fut-il contesté ?